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Infolettre n° 14, juillet 2026

Infolettre n°14 - Édito

Rigueur et humanité

Le Jardin des Migrations, à Marseille, ville où se tiendra l'AG 2027 de la FFJNS, les 30 et 31 janvier. Crédit Jean-Pierre Dalbéra, Paris, CC BY 2.0Le Jardin des Migrations, à Marseille, ville où se tiendra l'AG 2027 de la FFJNS, les 30 et 31 janvier. Crédit Jean-Pierre Dalbéra, CC BY 2.0

La Fédération étoffe sa pensée : Conseil scientifique ; ouverture à la prévention par la nature ; professionnalisation des métiers… une vision de mieux en mieux étayée pour diffuser toujours plus l'intérêt au soin par la Nature.

Notre fédération, qui regroupe un peu moins de 150 membres bien actifs pour la faire vivre, attend de se renforcer encore pour porter notre cause par le plaidoyer de l’impact positif de l’effet Nature sur les santés de l’Humain, en relation avec la Terre et son vivant. Aussi, parlez-en plus autour de vous car vous savez que l’union fait la force et que, ce faisant, il nous faut rendre visible notre cause touchant la Santé Publique, les vulnérabilités mais aussi la prévention en santé.

Le 23 juin se tenait la première réunion en visioconférence du tout nouveau Conseil scientifique. Par la diversité de leurs profils, professionnels du soin, de la nature, médecins, pharmaciens, chercheurs, paysagistes, enseignants, philosophe éthique et soin, etc., les quatorze membres qui le composent en font un laboratoire vivant de réflexion fondamentale et d’interaction humaine qui apportera une pierre angulaire à notre édifice. 

Nous ne cherchons plus la preuve que la Nature fait du bien ; quasiment tout a été dit et écrit sur le sujet ici et là, aux points de vue méthodologie scientifique en biologie humaine, cognition, sciences humaines et sociales, biochimie, anthropologie, sociologie, tant sur le quantitatif que sur le qualitatif. Les méta-analyses de thésards sont maintenant prolifiques dans un grand nombre de spécialités et cela n’est pas pour déplaire à la FFJNS, particulièrement parce que ce sont les jeunes générations qui s’y intéressent ! Ici, il s’agit plus de considérer l’écopsychologie, l’écothérapie et ses déclinaisons dans une approche critique positive et fondamentale. Bien-être, thérapeutique, interactions vivant/non-vivant, humains/non-humains, regard holistique... telles sont quelques-unes des thématiques qui seront abordées et livrées au fur et à mesure des échanges du Conseil scientifique.

Nous nous en ferons l’écho sur notre site régulièrement. Dans cette infolettre, vous découvrirez encore de nouveaux regards sur ce qui commence à être reconnu comme Interventions non médicamenteuses (INM), dont nous voulons répéter qu'elles viennent renforcer l'offre disponible d'aide au bien-être et au domaine thérapeutique. 

Si l'on considère, avec notre rationalité occidentale, le thérapeutique comme réparation d'un dommage dans la santé des individus (le curatif), celui-ci n'a-t-il pas aussi une résonance en amont du dommage, dès la prévention, c'est-à-dire dans l'appropriation de nos santés au quotidien ? Il est certain que la fréquentation d'un espace nature — depuis la vue par la fenêtre de la voiture jusqu'à la traversée à pied d'un parc ou d'un square, ou encore le regard lancé sur des arbres depuis son bureau ou sur la plante verte à proximité — contribuent à « être mieux »… avant de faire une promenade tranquille en forêt. L'intérêt d'une telle approche tient dans ces possibilités qu'elle ouvre même dans l'environnement le plus médiocre.

Quand la Santé Publique aura intégré ce paradigme, à la portée de tous, que prendre soin de soi à coût moindre et plus grande efficacité permet de prévenir des dommages plutôt que de chercher à les réparer a posteriori, la santé mentale s'en portera mieux dès l'enfance. La Fédération n'est pas la seule à le proclamer.