







Immersion en forêt avec l'antenne Nouvelle-Aquitaine de la Délégation Sud-Ouest de la FFJNS
Chaque année, le 18 mai, la journée mondiale de l'hortithérapie est une occasion supplémentaire de faire connaître à de nouveaux publics les pratiques, les acteurs, les enjeux et problématiques de l'hortithérapie et des jardins à visée thérapeutique. Voici deux exemples d'événements organisés dans les Délégations territoriales Sud-Ouest et Pays-de-Loire.
Près d'Angers, la Délégation territoriale Pays-de-Loire a organisé une projection du documentaire Binettes contre anxiolytiques de Cécile Favier, en association avec le Campus de Pouillé qui propose des filières de formation générales et supérieures orientées vers la nature et l'environnement, l'aménagement et l'horticulture. La projection a été suivie d'échanges avec le public, animés par Stéphane Daupley, enseignant au Campus de Pouillé. Cinq membres de la Délégation ont répondu aux questions de la centaine de participants venus s'informer sur le sujet : Clara David, ingénieure paysagiste (L'Atelier des Vertus), Marion de Lamotte, infirmière chargée de mission en santé environnementale et jardin thérapeutique (Maison Olympe et Jardine&Sens), Romane Glotain, éducatrice spécialisée (Le Jardin des Maux'Passants), Laurence Millot, porteuse d'un projet de fleurs pour tous dans son jardin privé et Laurent Tosten, jardinier paysagiste (Qui sème récolte). Autant de profils et de parcours différents qui ont participé à susciter questions et échanges avec le public.
Un premier temps a permis de répondre à des questions générales, par exemple sur la place de l'hortithérapie dans les structures de soin ou les bénéfices notamment sociaux de cette pratique, suivi de questions spécifiques posées aux membres de la Fédération sur leurs activités et leurs parcours.
Romane Glotain : « La richesse des questions portant sur les formations qui pourraient être recommandées aux étudiants souhaitant se spécialiser montre que les établissements agricoles commencent à s’intéresser au sujet. Il y a eu également des témoignages, de soignants bien sûr, mais aussi des retours d'expériences de personnes qui ont évoqué le bien que le jardin leur a fait pendant qu'elles étaient en souffrance, une enseignante ayant fait un passage en hôpital psychiatrique après un burn out et une autre personne, devant s'activer en permanence pour éviter les douleurs causées par la maladie rare dont elle est atteinte. »
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Au Pays-Basque, à Anglet, l'antenne Nouvelle-Aquitaine de la Délégation Sud-Ouest organisait, elle, un atelier Immersion forestière et hortithérapie, en collaboration avec l'association UrFU dans son tiers-lieu santé La Générale. L'objectif ? Offrir un moment d’apaisement, de déconnexion et d’émerveillement entre forêt et jardin à des membres de deux associations : Les Battements d'Elles qui vise à apporter du bien-être à des femmes en traitement contre le cancer et Missions Père Cestac Anglet qui met en œuvre des actions en faveur de personnes en situation de vulnérabilité.
Pauline de Gorostarzu (Atelier Jardins Joyeux), Clémence Pinson (Aïale) et Nadège Schornoz (Le temps qu’on sème) ont animé cet atelier : trois heures d’immersion progressive allant du bain de forêt à l’hortithérapie.
Pauline de Gorostarzu : « Les jeunes participants venaient du Sénégal, de Guinée et du Bangladesh. Nous avons donc dû jongler entre le français et l'anglais. Ils sont très rapidement entrés dans la médiation, avec beaucoup d'enthousiasme. Je garde quelques images fortes : pendant la promenade dans une forêt de pins, de terre sableuse, l'un d'entre eux a expliqué qu'il était touché par l'odeur du sable, qu'il retrouvait l'odeur de chez lui. Un peu plus tard, comme nous faisions un peu de cueillette, un autre participant mettait les fleurs dans ses cheveux.
Après la promenade, nous sommes retournés à l'atelier pour une séquence sensorialité avec des plantes aromatiques, sauge, verveine citronnelle, différentes variétés de menthe, basilic… ils ont tous bloqué sur la menthe marocaine et ont tenu à faire leur bouture avec cette plante, pas une autre ! Avec eux, une seule femme des Battements d'Elles était là, et très contente d'être avec des personnes complètement en dehors de sa problématique propre. Une double immersion finalement, végétale et humaine.
Quant à nous, cette expérience partagée, ce mix entre sortie en forêt, passage en atelier et séquence jardinage bouture nous a paru une formule vraiment inspirante et nous a donné envie de la renouveler. »